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Jellal BEN ABDALLAH (arabe : جلال بن عبد الله), né le 26 mai 1921 à Tunis.

Artiste peintre tunisien.
Inspiré par son village de Sidi Bou Saïd, l'artiste peint d'abord des miniatures suivant la tradition orientale de l'icône puis, vers 1970, aborde des formats plus importants, souvent à l'acrylique mais utilisant également l'or et l'argent.
Ses thèmes favoris sont des scènes dites de genre (métiers traditionnels, scènes quotidiennes ou natures mortes)ainsi que de nombreuses figures féminines, en général dans un intérieur décoré.
Le style tend vers la simplification inspirée de l'icône orientale. Le dessin est fin, hiératique et les couleurs délicates.

En 1938 il  choisit la peinture comme mode d’expression artistique et décide d’en faire son métier. Il fréquente les peintres de l’Ecole de Tunis et s’inspire de Amor Ghraïri et Aly Ben Salem. Il peint « Le Martyr » après les évènements d’avril 1938. Quelques temps plus tard il perd sa grand-mère et ses parents et s’installe définitivement à Sidi Bou Saïd.
En 1943 il expose les premières grandes miniatures chez Mme ATTIAS.
Il entre à l’école des Beaux-Arts de Tunis et y reste 3 semaines.Il remporte le 1er prix de peinture et reçoit une bourse pour séjourner à Paris pendant 3 mois.
En 1949 arrivé à Paris il fréquente l’académie de la Grande Chaumière et les artistes de Montparnasse. Rejoint Moses Levy à Rome et visite Venise et Florence.
En 1951, 1ère grande commande publique : 2 fresques pour le Lycée de jeunes filles de Sousse.
Commande de l’état : Fresques pour la maison de Tunisie à Paris où il s’installe à nouveau pour 2 ans rue des Écoles et reprend le gigantesque atelier d’Auguste MATISSE rue Cassini.
1952 : Expose à la galerie Champion-Cordier rue La Boétie qui se charge d’expédier et de vendre ses œuvres au Luxembourg, en Espagne, en Egypte et aux Etats-unis.
1953 : Peint un hommage à Picasso. Retour définitif à Sidi Bou Saïd. Renoue avec l’école de Tunis. Premières expositions de miniatures à la galerie ARS.
1956 : Maquettes de plus de cent timbres pour la jeune république tunisienne.
1957 : Devient décorateur du théâtre municipal de Tunis pendant 13 ans. Epouse Latifa Bach Hamba qui devient sa muse.
1968 : Décore avec Aly Ben Salem le pavillon de Tunisie à Bruxelles.
1969 : Exposition à la Sala de Santa Catalina Del Ateneo à Madrid. Nombreuses commandes pour des établissements hôteliers et bancaires.
1970 : Parution d’un livre de miniatures chez Cérès Productions. Expose désormais annuellement à la Galerie Gorgi avec les membres de l’Ecole de Tunis.
1972 : Exposition au petit palais de Genève. Sculpture pour la Poste tunisienne du Bélvédère.
1977 : Trouve une facture « classique » qui deviendra sa marque de fabrique pendant une période de 30 ans et annonce  le succès commercial du peintre.
1983 : Parution de « Jellal Ben Abdallah » - texte de Jean Duvignaud -  chez Cérès Productions.
1997 : Dernière exposition de 50 miniatures à la Galerie Ammar FARHAT. 12 lithographies tirées à 200 exemplaires à Paris. Expose de moins en moins et vend directement depuis son atelier.
2009 : Rétrospective de son œuvre à la galerie ATRIUM où 120 œuvres de toutes factures sont présentées au public. Catalogue « Ni disciple ni maître » préfacé par Jean Daniel.
2010 : Exposition à la galerie ATRIUM de 30 œuvres autour du  thème du « Du fini et de l’inachevé ».
2013 : Parution du livre « Jellal Ben Abdallah, sous l’artifice, la simplicité » par Amin BOUKER. L'artiste décide de rompre à nouveau avec les expositions. Série de tableaux en hommage à la peinture de la Renaissance.
2014 : Retour aux micro miniatures. Nombreuses études préparatoires pour le "Dieu Boukornine" et le "Cyclope".
2015 : 2ème rétrospective, "Ben Abdallah, peintre d'un seul tableau" organisée par l'institut français de Tunisie au lycée Carnot où Ben Abdallah a été élève. 40 œuvres sont ainsi exposées dont une partie des collections de la BIAT, l'UBCI, le ministère de la culture et la résidence de l'ambassadeur de France.

Jellal BEN ABDALLAH est un des maîtres tunisiens du chromatisme, sa manière reposant sur un sens suraigü de la couleur, une iconographie orientaliste innervée parfois de visions qui relèvent du surréalisme…
C'est un des fondateurs de l'École de Tunis.

Il réside toujours dans sa maison de Sidi Bou Saïd.

 

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